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La production

 


Résidences "Quartiers sensibles"

 

2009/2010 - D'Jud

Dramaturge et scénariste : Corinne Atlas. Vidéaste : Caroline Chomienne.


Une action spécifique a lieu dans les quartiers Politique de la ville du 19ème pour lutter contre les discriminations et pour l’insertion par la culture d'adolescents de 13 à 18 ans : Résidence d’artistes dramaturge, chorégraphe, musicien, vidéaste et comédiens, pour la production d'un film scandé de courtes séquences musicales, sur une thématique sensible : les ados et les drogues, et d'un atelier d'Initiation à l’image numérique et aux nouveaux médias. Avec le soutien de la DRDJS 75.

 

2008 - Le Voyage à Rome

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Un film de Guy Faucon et Sylvie Habault en cours de réalisation, dans le cadre de l'atelier d'insertion par la culture, Quartiers "Politique de la Ville" du 19ème arrondissement de Paris, avec le soutien de l'Espace 19, ACSE, CRIF, FSE et DRTEFP 75.


Synopsis

Un groupe d’adolescentes et d’adolescents, habitants d’un quartier populaire de Paris, décident de faire un voyage à Rome. Pour réunir l’argent nécessaire au voyage, ils doivent exécuter des petits boulots : fabrication et vente de gâteaux, baby-sitting, lavage de voitures, bricolage ; ils organisent une foire-à-tout, un concert, etc… Tous s’y mettent sauf Fernando qui ne semble pas déterminé à participer à l’effort commun ce qui occasionne quelques tensions dans le groupe. On songe même à un moment à l’exclure du projet. Finalement, grâce à l’obstination et au travail de tous, on rassemble suffisamment d’argent et même un tout petit peu plus, de quoi acheter à chacun un petit bonnet multicolore qui servira de signe de ralliement aux membres du groupe qui s’auto-baptisera « les Color’heads »

 


Au moment de la distribution des couvre-chefs, on s’aperçoit qu’il en manque un - il n’y a pas
eu assez d’argent pour acheter le nombre. Tant pis, Fernando s’en passera, étant bien entendu qu’on s’échangera en cours de route. Le jour du départ, tout le monde est là. On se prend en photo au pied de l’avion.

Arrivée à l’Auberge de Jeunesse de Rome, répartition des chambres et des tâches, Virginie et Sophia commencent à rédiger le journal de bord, Ryan ,Youssef, Aziz font le programme :

Premier jour, visite du Colysée, 2ème jour au matin : visite du Vatican
Deux groupes se forment, l’un va faire des photos, l’autre les courses. On se retrouve le soir pour s’apercevoir que Fernando manque à l’appel .

Interrogations, questions, affolements, inquiétude. On entreprend de refaire le chemin parcouru. « Les Color’heads » mènent l’enquête. Fernando a disparu entre la visite du Vatican et la soirée d’hier. Est-il fâché ? S’est-il perdu ? A-t’il été enlevé ? Les hypothèses vont bon train. Faut-il prévenir la police ? Nos voyageurs hésitent, ils ne veulent pas dramatiser, ni gâcher leur voyage.
La veille du départ, il faut bien se rendre à l'évidence, il a disparu. On s'apprête à prévenir la police lorsqu’un SMS arrive. « Je suis rentré en France » signé Fernando. De toute façon il faut faire les bagages, eux aussi doivent rentrer.

Au retour où ils espèrent retrouver Fernando à l’aéroport, les attend un autre SMS : « Rendez-vous demain aux Buttes Chaumont près de la grotte et surtout n’en parler à personne » . Le lendemain, ils retrouvent leur camarade qui leur raconte ce qui lui est arrivé. Lors de leur visite au Vatican il s’est caché dans une salle pour leur faire une farce et il a été témoin d’un vol.
Un groupe d’hommes masqués s’est emparé d’un objet précieux (il ne dit pas encore lequel) dans une vitrine du musée. Dans leur retraite, ils ont surpris Fernando les observant et l’ont embarqué avec eux. Le système d’alarme s’est enclenché et ils ont été poursuivis et interceptés par les gardes pontificaux. Profitant de la panique, Fernando s’est échappé en emportant le « butin » enveloppé dans une écharpe. Il est retourné à l’auberge pour prendre son passeport et son billet qu’il a fait échanger et est reparti en France de peur d’être poursuivi par les uns ou les autres. Les « Color’heads » unanimes ne croient pas bien sûr une seconde à son histoire alors Fernando dévoile son trésor.
« Regardez ! Il extrait d’une écharpe multicolore une sorte de couronne dorée sertie de pierreries.
-Qu’est-ce que c’est ?
-La tiare du Pape
-Tu plaisantes ?
-Je t’assure !
-Comment t’as fait pour la passer à la douane ?
Les questions se succèdent. Fernando ne répond pas. Que faire ?
-Il faut la rendre.
-Jamais !
-Qu’est-ce qu’on va en faire ?
-Il faut la cacher.
-On va la vendre.
-À qui ? À la maffia ? Aux antiquaires ? Au bazar du coin ? »

À partir de cette situation aussi invraisemblable que romanesque : « Que faire de la tiare du Pape ? La rendre ? La vendre ? » va s’élaborer un récit rocambolesque, picaresque, burlesque qui va conduire nos jeunes héros à explorer leur quartier : le long du Petit Canal de l’Ourcq aux buttes Chaumont, au Marché aux Puces. Ils vont entrer contact avec les habitants du 19ème et des arrondissements environnants. Ils vont jouer avec les éléments géographiques voire historiques de Paris afin de réaliser un film d’aventures qui, tout en respectant les lois du genre, à sa manière et en filigrane les racontera eux, jeunes du XXI ème siècle, leurs familles, leurs envies, leurs espoirs, faisant travailler leur imagination, leur don d’observation et leur aptitude à s’exprimer …

Ce synopsis est le résultat d’une rencontre avec une dizaine d’adolescentes et d’adolescents du 19ème arrondissement de Paris dans leur Foyer au sein de leur association, à partir d’un voyage qu’ils entreprennent réellement en Italie et de leur retour .
C’est une ébauche qui a permis de bâtir un scénario et de réaliser un court ou moyen métrage mettant en scène le quartier, la ville et ses habitants. À travers une histoire romancée qui doit comporter des péripéties liées à l’histoire de ce projet : rencontres, manifestations, fêtes de quartier, activités etc… Nous avons eu la modeste ambition de faire en creux le portrait d’un quartier populaire et d’un petit groupe de jeunes gens venus d’horizons voire de pays divers.

Ce projet permet aussi aux adolescents de travailler avec les nouveaux outils mis à leur disposition. Non seulement ils prennent des photos, des sons, des petites séquences avec leurs téléphones portables qu’ils collectent et rapportent comme vrai butin de leur voyage. Ils disposent aussi d’une petite caméra numérique pour faire des brouillons de scènes ou « un film dans le film » racontant leur voyage. Ils peuvent aussi faire des recherches sur Internet pour préparer leurs visites, mener leur enquête et nourrir le scénario. Tous ces éléments sont des matériaux pour réaliser ce film d’aventures.

C’est peut-être ce qu’on appelle une fiction documentaire ou un documentaire fiction .
Ce film a aussi l’ambition de raconter une histoire où l’humour et la fantaisie permet de parler de choses graves avec légèreté.

 

 

2007 - Une Jeunesse étrangère

Un film de Marion Stalens, tourné avec le soutien de la DRDJS 75, ACSE, CRIF, FSE, DRTEFP 75 et des Conseils de Jeunesse des mairies des 18ème et 20ème arrondissements de Paris.

Synopsis

Comment faire avec le passé pour construire l'avenir ici quand on vient d'ailleurs ? Khadija, Laurence, Tania, Abdallah, Amara et Ion sont six adolescents que rien ne différencie de leurs camarades français, sinon qu'ils connaissent tous la mémoire d'un exil. Le temps d'un film, ils s'emparent de la caméra pour se raconter et partagaer leurs souvenirs d'ici et d'ailleurs.